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  <title>Couleur Indienne</title>
 <description><![CDATA[A Joly DESJARDINS, ma Maman tant aimée qui vient de nous quitter. Veille sur nous de là-haut, chère Maman adorée. ]]></description>
  <link>http://www.couleur-indienne.net</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2008-09-08T11:03:12+01:00</dc:date>
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   <title>Enfin de retour !</title>
   <pubDate>Mon, 08 Sep 2008 06:24:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Fabienne-Shanti DESJARDINS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Edito]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Après un an de silence, Couleur Indienne enfin s’exprime à nouveau. Beaucoup de choses se sont passées en un an mais ce webzine a toujours continué à me tenir à cœur, mais les circonstances de la vie m’ont empêché de m’y consacrer pleinement, je m’en excuse auprès de vous chers lecteurs et fidèles abonnés.
Me voici de retour et  j’espère vous retrouver, que vous serez au rendez-vous de ce nouveau numéro qui dès aujourd’hui reprendra son rythme trimestriel (ou bismestriel). Je croise les doigts pour ça. 

Depuis 6 ans, les questions que je me pose sur mon pays d’origine, les réponses que je reçois, les découvertes que je fais sur l’Inde, les voyages que l’on partage avec moi dans ce pays continent si surprenant et contrasté, animent ce site que je ressens proche de moi, de mes lecteurs et abonnés mais aussi de ceux qui recherchent, comme je le fais, leur couleur Indienne.
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.couleur-indienne.net/photo/1030131-1296076.jpg" alt="Enfin de retour !" title="Enfin de retour !" />
     </div>
     <div>
      <font size=2> <br>Ainsi, plusieurs articles vous sont donc proposés, comme d'habitude, autour de différentes rubriques et notamment cette fois-ci, dans ce numéro de rentrée 2008, <b>une thématique autour de l'eau</b>, élément ô combien fondamental dans la vie, la spiritualité et la culture Indienne, et tristement d'actualité à l'heure où une forte mousson fait tristement parler d'elle dans le Nord est de l'Inde&#8230;Ayons une pensée pour ces malheureux raflés et brisées par elle. Le <b> « focus » </b> se portera justement sur ce qu'est <b>la mousson en Inde</b>, après que nous ayons examiné ensemble la <b>« symbolique de l'eau en Inde » </b>avec ses fleuves sacrés, mais aussi la place géographique qu'occupe l'eau, et les enjeux politiques et malheureusement mercantiles qu'elle implique.
<br><br>
Pour rester dans l'élément politique, la rubrique <b>« Histoire »</b>,  à quelques semaines des célébrations de la fête de <b>l'Indépendance de l'Inde</b>, le 15 août, vous donnera les grands points de cet évènement majeur. 
<br><br>
Puis, dans la partie<b> interview</b>, je vous propose de faire la rencontre de <b>Pankaj Mishra</b>, une jeune indienne, qui propose ses recettes de cuisine végétariennes Indiennes sur son site&#8230;Une belle rencontre. Mais cela ne m'empêchera pas de vous donner deux nouvelles <b>recettes de Joly</b>, ma maman qui me manque toujours autant et que je voudrais honorer humblement par cette rubrique dont elle était si fière. Je t'aime maman. 
<br><br>
Je vous propose aussi de vous faire découvrir mes <b>coups de c&#339;ur littéraires</b>, comme d'habitude mais aussi mes coups de c&#339;ur artistiques, dans la rubrique <b>« impressions»</b> avec une fois n'est pas coutume mes impressions sur une exposition dédiée à une grande sculptrice française, <b>Camille Claudel</b>, qui même si elle n'a rien à voir avec l'Inde directement, a utilisé un thème mythologique hindou dans son travail, celui de <b>Shakuntala</b>, qu'elle renommera Çakuntala, et qui me donnera prétexte aussi à vous en raconter l'histoire&#8230;C'est une légende que j'aime beaucoup. 
<br><br>
Dans <b>« Portrait de femme »</b> je vous propose de faire la connaissance d'une princesse Indienne, devenue espionne pendant la seconde guerre mondiale et résistante, et qui mourut pour la France. Peut-être avez-vous entendu parler de cette héroïne :<b>« Noor Inayat Khan »</b>
<br><br>
Dans la rubrique <b>« Indianités »</b>, je vous propose de vous intéresser à une tradition Indienne toute à fait courante, le salut. Comment et pourquoi se dit-on <b>« namaste » </b>avec les mains jointes devant soi, au lieu du serrement de main occidental ? Quelle est la signification de geste ?
<br><br>
La <b>Personnalité</b> que je vous invite à découvrir, est un poète-écrivain Bengali qui a vécu en France et qui aimait la culture de notre pays, il s'agit de <b>Lokenath Bhattacharya.</b> 

Voici parmi d'autres, les articles que vous pourrez trouver dans ce numéro automnal de Couleur Indienne&#8230;Avant de finir cet édito, je voudrais toutefois vous signaler la sortie de deux romans : le tome 3 de la trilogie de <b>Christian PETIT </b>dédiée au Taj Mahal <b> «  Un parfum de Taj Mahal » </b>(Fayard), un bon moment de lecture plaisir et évasion, comme les deux précédents tomes&#8230;Je viens de le finir et j'ai été complètement dépaysée et séduite par les surprises et rebondissements de ce dernier tome. <br><br>
Et surtout la sortie d'un premier roman ; écrit par un jeune auteur<b>  Aravind ADIGA</b>  et intitulé « <b> Le Tigre Blanc » (Bustet &amp; Chastel) </b> évènement sans doute de la prochaine rentrée littéraire, et qui présente une Inde âpre, dure et sans concessions. La sortie de ce roman est prévue le <b> 11 septembre 2008</b> , soit dans 3 jours<b> . En attendant d'en savoir plus, rendez-vous sur la page d'accueil de Couleur Indienne et cliquez sur la couverture du roman. Pourquoi, pas dans le prochain numéro, vous pourriez me donner vos impressions sur ce roman ? 
<br><br>
Mais pour l'instant, je vous laisse découvrir de nouvelles pages « Couleur Indienne » qui j'espère vous intéresseront.
<br><br>
Ainsi donc je vous propose dans ce nouveau numéro, particulièrement important pour moi après cette somnolence, un nouvel éveil sur la culture et la civilisation Indienne, de la manière la plus personnelle, profonde, sensible et humble que je le pourrais en espérant vraiment que vous me suivrez encore dans ces nouvelles aventures.  <br><br>
Merci d'avance et bonne lecture,
<br><br>
En toute Couleur Indienne
 <br><br>
Shanti
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
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   <link>http://www.couleur-indienne.net/Enfin-de-retour-!_a303.html</link>
  </item>
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   <title>La révolution verte en Inde 40 ans après</title>
   <pubDate>Fri, 15 Aug 2008 16:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Fabienne-Shanti DESJARDINS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Société]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
L'Inde a connu elle aussi, comme beaucoup de pays, sa révolution verte dès son Indépendance en 1947.  Mais des années après, cette révolution verte pleine de promesse pour des jours meilleurs en matière économique, semble avoir tourné court. En effet l'Inde rurale est de plus en plus oppressée par les dettes et la pauvreté est toujours aussi présente.     <div><b>Circonstances de la Révolution verte : la période positive</b></div>
     <div>
      <font size=2> <br>Une des plus grosses famines qu'est connue l'Inde est survenue en 1943 au Bengale, sous la gouvernance des anglais. Cette famine a hanté les mémoires pendant longtemps et dès l'indépendance de l'Inde en 1947 la sécurité alimentaire est devenue une priorité. De 1947 à 1956 de nombreux efforts ont été réalisés, mais les succès n'étaient que relatifs étant donnée que la croissance démographique était bien plus rapide que la croissance agricole. En 1956 Nerhu lance alors un long programme de modernisation agraire. Il confie cette mission  à un jeune agronome et généticien, Monkombu Swaminathan (père de la révolution verte). En quelques mois il réussit à doubler la production agricole en important massivement des engrais, en utilisant des semences à haut rendement et des techniques de culture intensive, et en favorisant la monoculture. Le pays atteint rapidement l'autosuffisance, la sécurité alimentaire est garantie, et le pays devient même exportateur de denrées. <font >
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une révolution du profit </b></div>
     <div>
      <font size=2> <br>Malheureusement la révolution verte est passée d'une révolution légitime, celle d'apporter à manger à tout le monde, à une révolution du profit. L'agriculture intensive avec l'utilisation d'engrais crée de sérieux problèmes environnementaux (érosion des sols, pollution des eaux, diminution du niveau des nappes...) mais remet également en question la durabilité de l'agriculture indienne. En effet, l'agriculture intensive rend les sols stériles. <br>
Dans de nombreuses régions les sols deviennent salins, alcalins ou présentent des carences en minéraux. D'autre part, la culture intensive de graines à haut rendement nécessite beaucoup d'eau. Dans un premier temps, les réseaux d'irrigation ont été développés, puis on a commencé à forer pour capter l'eau de la nappe. Les paysans sont mêmes encouragés dans ce sens car ils sont subventionnés pour ne pas payer l'électricité nécessaire au fonctionnement des pompes. Mais ceci n'est pas  sans conséquences, l'agriculture intensive diminue la capacité des sols à retenir l'eau et diminue aussi le taux d'infiltration de l'eau dans le sol. Par conséquent la demande en eau des cultures est de plus en plus grande, tandis que la recharge des nappes est de plus en plus faible. Au Pendjab, la plus grosse région agricole de l'Inde, le niveau des nappes diminue de 0.23m par an. <br><br>

Ces problèmes écologiques vont de pair avec des problèmes sociologiques. Tandis que les riches propriétaires agricoles ont su tirer au mieux profit de la révolution verte, les petits paysans sont entrés dans un cercle vicieux de l'endettement. Leurs cultures sont de plus en plus gourmandes en engrais et en eau, chaque année ils s'endettent pour acheter plus d'engrais ou creuser un nouveau puits. Ils deviennent par conséquent très vulnérables à une sécheresse ou à une invasion d'insectes. Depuis 10 ans, le taux de suicide chez les paysans à augmenter de façon inquiétante.<font >


     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La nécessité d'une nouvelle révolution verte ?</b></div>
     <div>
      <font size=2> <br>La révolution verte ayant atteint son but initial depuis longtemps, il est maintenant temps de penser à développer une agriculture plus durable adaptée aux contraintes climatiques et géographiques de chaque région. L'Inde a tout intérêt à favoriser la culture de denrées peu consommatrices en eau comme les légumineuses et cesser de favoriser la culture intensive riz-blé par rotation qui est très gourmande en eau (le gouvernement assure un prix minimum de revente de ces 2 denrées). Il est aussi important de prendre des mesures justes sur le prix de l'eau et de l'énergie, pour que chacun prenne conscience que cette ressource essentielle qu'est l'eau doit être utilisée de manière durable. Il faut aussi inciter les paysans à utiliser des engrais naturels tel que le fumier, qui permettront d'assurer une fertilité des sols sur le long terme. 
<br><br>
Une nouvelle révolution verte est nécessaire, durable cette fois. Elle ne pourra cependant se réaliser que si le gouvernement met en place une  politique allant dans ce sens. Malheureusement, ça ne semble pas être le cas pour le moment. Le gouvernement favorise l'irrigation intensive et cherche de nouveaux moyens d'apporter plus d'eau. Il favorise également les recherches vers des OGM à haut rendement plutôt que de développer des engrais et pesticides naturels par exemple. Le temps presse maintenant avec la population qui ne cesse de s'accroître et la productivité agricole qui atteint un palier. 


     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Sources :        <br />
              <br />
       http://eau-fait-en-inde.over-blog.com/       <br />
       http://www.rinoceros.org/article.php3?id_article=583        <br />
       http://indiaonestop.com/Greenrevolution.htm        <br />
       http://www.indiatogether.org/2004/aug/agr-morechem.htm        <br />
       http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/inde/dossier.asp?ida=430958&p=1        <br />
                <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.couleur-indienne.net/La-revolution-verte-en-Inde-40-ans-apres_a301.html</link>
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   <title>La problématique de l'eau en Inde</title>
   <pubDate>Fri, 15 Aug 2008 15:55:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Fabienne-Shanti DESJARDINS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Dossier thématique]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
En tant que principe purifiant, l'eau est censée assurer en Inde aussi la pureté rituelle, et ce depuis les temps anciens. L'hygiène corporelle conditionne la pratique cultuelle, comme en témoignent les ablutions dans les lieux saints, dont le Gange est parmi les plus réputés. Dans ce contexte, il me semblait important de parler des problèmes de l'eau en Inde par rapport à l'environnement  et au regard des idées et pratiques indiennes. En même temps l'eau, comme dans beaucoup de pays en voie de développement est un enjeu politique et économique fondamental. C'est pour toutes ces raisons que j'ai décidé d'aborder ce thème sous différents angles.
Dans cette rubrique, dossier thématique, vous trouverez toutes les données environnementales, économiques et politiques liées à l'eau. 
Dans la rubrique, géographie, vous seront données les repères géographiques liés à l'eau.
Dans la rubrique "Philosophie et religion", nous aborderons l'aspect spirituel lié à l'eau, avec les mythes qui y sont attachés.
Dans  la rubrique "focus sur", nous nous arrêterons sur la mousson.
Enfin dans la rubrique "société, nous nous interrogerons sur la révolution verte et les solutions à apporter pour régler les problèmes liés à l'eau.
     <div><b>Problème de la  qualité de l'eau dans les villes indiennes</b></div>
     <div>
      <font size=2> <br>Il est relativement difficile d'obtenir des informations en ce qui concerne la qualité des  eaux desservies dans les villes. Etant donné que même les entreprises produisant de l'eau en bouteilles avec des techniques modernes ne fournissent pas une eau de qualité (cf article: "L'eau en bouteilles: un business qui rapporte"), il est difficile d'imaginer que le secteur publique puisse fournir une eau réellement potable. Récemment une association, Clean-India, a réalisé des tests dans 28 villes d'Inde. Ils ont prélevé des échantillons de 624 points d'eau de divers origines: eau des nappes, eau des fontaines publiques, eau du réseau d'eau potable. Seulement 26% des points d'eau mesurés ont présenté des analyses satisfaisantes pour une eau de consommation. D'autre part la qualité des eaux est très variable selon les saisons, les villes n'ayant pas de systèmes pour récolter les eaux de pluies. En période de mousson les pluies peuvent être assez intenses causant par exemple le débordement des égouts. <br><br>

De plus l'eau de pluie qui ruisselle sur les routes se mélange aux eaux usées et s'infiltrent dans le sol, parfois jusqu'à la nappe.  En plus, les réseaux d'eau potable présentant de nombreuses fuites sont également contaminés. En été, les ressources se font plus rares et les éléments contaminants comme les pesticides se retrouvent en plus forte concentration.<br><br>

Il n'est pas évident de savoir comment les villes procèdent pour produire de l'eau potable Une véritable enquête serait nécessaire. Mais même dans le cas où les villes possèdent des unités de production d'eau potable efficaces, avec filtration, injection de chlore...etc.., l'eau en sortie de station est potable, mais ne l'est pas nécessairement quelques kilomètres plus loin du fait de la mauvaise qualité du réseau (40% de fuites en général). D'autre part les villes ne disposent pas d'assez de moyens pour assurer un bon suivi de la qualité de l'eau. En effet, seulement 25% des villes ont un système de contrôle de l'eau potable.<br><br>

En conclusion, une bonne qualité de l'eau potable sera difficile à obtenir tant que les sources potentielles de pollution resteront aussi nombreuses. Ceci ne sera donc possible que lorsque les systèmes de récupération des eaux usées seront efficaces et que l'ensemble de ces eaux sera traité en station d'épuration. D'autre part il faut également que les systèmes d'élimination des déchets, source de pollution, évoluent. Toute une éducation est également à développer car les indiens ne sont pas très sensibilisés aux problèmes d'environnement et jettent sans scrupule tout emballage dans la rue.

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'eau en zone rurale</b></div>
     <div>
      <font size=2> <br>75% de la population indienne vit encore en zone rurale. 56% de la surface totale de l'Inde est cultivée. La population rurale vit essentiellement de la culture du riz, du blé, de légumes secs, de la canne à sucre, du coton, et de la jute. Dans quelques régions où le climat est propice, du thé est cultivé (l'Inde est le premier producteur de thé). Le sous-continent est largement autosuffisant du point de vue alimentaire. Les récoltes dépendent largement de la mousson. Une mousson abondante est essentielle pour la  productivité agricole. Les besoins en eau pour l'irrigation sont importants. Actuellement, environ 550km3 à 650km3 d'eau sont prélevés dans le milieu naturel chaque année, environ 90% de ce volume est utilisé pour l'irrigation. Les eaux de surface ne suffisent pas, notamment pendant la saison sèche. Avec l'évolution des techniques de forage, de nombreux puits ont vu le jour. Aujourd'hui, presque 50% de l'eau utilisée pour l'irrigation provient des nappes.
<br><br>
Il est estimé qu'en zone rurale 80% de la population a accès à de l'eau potable sure (« safe drinking water »). Ce chiffre est très difficile à évaluer étant données l'étendue du pays, les fortes disparités entre régions, et la définition que l'on peut donner à « safe drinking water ». En ce qui concerne l'hygiène, seulement 15% de la population rurale est dotée de toilettes. On dit que dans la majorité des villages indiens un champ sert de latrines communes.



     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>S'alimenter en eau au quotidien</b></div>
     <div>
      <font size=2> <br>Dans les villes indiennes l'eau ne coule pas 24h/24h au robinet. La principale raison de cette discontinuité dans les services de l'eau est tout d'abord due au fait que les "régies des eaux" ne sont pas capables de subvenir au besoin de la ville en quantité. D'autre part, le transport de l'eau à un coût non négligeable. Distribuer de l'eau à toute une ville nécessite une forte consommation d'électricité (pompage) pour amener l'eau dans les réservoirs, qui permettront ensuite de la distribuer gravitairement. Il est donc économique de restreindre les heures de pompage. A titre d'exemple, Bangalore qui présente une des meilleures régies des eaux d'Inde  (Bangalore Water Supply and Sewerage Board (BWSSB)) délivre de l'eau qu'un jour sur deux à ses habitants. Le BWSSB a adopté ce mode de gestion, plutôt qu'un mode à quelques heures par jour, car il convient mieux aux usagers qui peuvent s'organiser. Le nombre de plaintes des clients insatisfaits a d'ailleurs diminué depuis que le fonctionnement se fait ainsi.<br><br>
Contrairement aux grandes villes, dans les campagnes, la plupart de la population a accès à de l'eau toute la journée si elle le désire. Cependant, il n'y a pas d'eau courante dans les maisons et les gens doivent donc se déplacer tous les jours au puit le plus proche pour aller chercher l'eau. 
<br><br>
Que ce soit à la ville ou à la campagne, les indiens n'ont pas d'autre alternative que de stocker  l'eau pour la journée! <br><br>
En ville les classes riches et moyennes investissent dans de petits réservoirs équipés de pompe qu'ils installent sur le toit des immeubles. La mise en marche de la pompe se fait automatiquement ou manuellement selon la possibilité de chacun d'investir dans un tel système. Beaucoup d'immeubles et de maisons possèdent un forage permettant de pomper directement l'eau de la nappe. Souvent, la première étape de la construction d'un immeuble est la mise en place d'un forage afin d'avoir, dans un premier temps, de l'eau disponible pour les travaux, puis un approvisionnement pour les occupants de l'immeuble. La  conséquence directe d'une telle pratique est la diminution inquiétante du niveau des nappes au droit des villes. <br>
Les plus pauvres, dans les campagnes ou les villes, doivent chaque jour collecter dans des récipients l'eau dont ils ont besoin. Cette corvée est en générale la tâche des femmes.
<br><br>
La consommation au quotidien de l'eau en Inde est, une consommation d'argent pour les plus riches , et une consommation de temps pour les plus pauvres .

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le business de l'eau en bouteille</b></div>
     <div>
      <font size=2> <br>Les indiens sont réticents à laisser s'introduire le secteur privé dans le domaine de la distribution de l'eau. Cependant, les états n'étant pas capables de fournir de l'eau potable de qualité au robinet, les entreprises privées ont pu largement "s'immiscer" dans ce domaine. Il y aurait en Inde 100 à 200 marques d'eau en bouteilles et plus de 1200 usines permettant de traiter l'eau et de l'embouteiller. <br><br>
Le marché de l'eau en bouteilles est apparu en Inde dans le milieu des années 80. A cette époque seuls les classes supérieures et les touristes avaient les moyens d'en acheter. Dans les années 90, le pouvoir d'achat de la classe moyenne s'est développé, et le marché de l'eau en bouteille a explosé dans les villes. Les consommateurs étant de plus en plus nombreux, les prix ont baissé, divers types de conditionnement se sont développés, comme les bouteilles de 20l par exemple. Chaque année le marché augmente de 40%. Beaucoup d'entreprises internationales sont venues s'installer en Inde: Coca-Cola avec l'eau Kinley, Pepsi avec Aquafina, Nestle avec Pure Life...<br><br>

L'eau mise en bouteille n'est pas de l'eau de source minérale. La plupart du temps, elle est pompée dans la nappe avant d'être traitée avec des techniques modernes: osmoses inverses, rayons UV... La conséquence d'une telle pratique est la diminution inquiétante du niveau des nappes dans les régions où sont implantées les usines. C'est un business lucratif puisque la matière première: l'eau, ne coûte rien, seulement une taxe au gouvernement qui est parfois dérisoire. Les entreprises sont autorisées à extraire une certaine quantité d'eau, mais il n'y a pas de contrôles de la quantité d'eau réellement prélevée. Coca-Cola a été mis en cause dans des régions où ses usines sont implantées pour être responsable de la diminution des ressources en eau. Au voisinage des usines, l'eau disponible pour l'irrigation et les besoins domestiques des habitants a largement diminué.   
Le consommateur indien pense boire une eau de qualité, en achetant de l'eau en bouteilles, cependant c'est loin d'être le cas. Une norme existe en Inde sur la qualité des eaux en bouteilles, mais très peu de contrôles sont réalisés pour savoir si les entreprises les respectent. En 2003, le Center for Science and Environement a fait des analyses pour évaluer les quantités de pesticides contenues dans les eaux en bouteilles vendues à Delhi et Mumbay (Bombay). Seule l'Évian, qui est importée depuis la France, n'a pas révélé la présence de pesticides! Un mois après la publication de ces résultats, le gouvernements a retiré les licences de 8 entreprises. En 2005, une étude menée par le Punjab Agriculture Univerity, a montré la présence de bactéries coliformes dans l'eau des 9 marques testées dont les plus importantes: Kinley, Aquafina, Bisleri. La présence de ces bactéries indique que l'eau peut contenir des éléments pathogène et est significatif d'un mauvais fonctionnement dans le processus de traitement.<br><br>

L'eau en bouteille en Inde est un vrai business lucratif. Cependant comme tout business qui peut avoir des conséquences sur l'environnement et la santé des consommateurs, il est nécessaire d'installer des règles et de les faire appliquer. Par manque de moyens, le gouvernement indien ne peut pas exercer de contrôles. Par conséquent les entreprises, qui doivent êtres compétitives, ont tendance à délaisser la qualité et à commettre des abus par rapport aux quantités d'eau qu'elles sont autorisées à prélever.


     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le problème des barrages</b></div>
     <div>
      <font size=2> <br>Au cours des 50 dernières années plus de 4000 barrages de plus de 15m de haut ont été construits en Inde, faisant de celle-ci un des pays comptant le plus grand nombre de grands barrages dans le monde. Actuellement, de nombreux autres projets sont en cours, le gouvernement a pour objectif d'atteindre une production hydro-électrique de 50000MW d'ici 2012 (actuellement la puissance est de 31000MW, 25% de l'énergie produite est hydraulique, 70% est thermique). L'énergie hydro-électrique est une énergie propre mais qui permet aussi de mieux gérer l'irrigation et d'augmenter ses capacités. Malheureusement l'inondation des vallées entraîne le déplacement de milliers de gens et pose de sérieux problèmes écologiques.<br><br>
Les grands barrages ont occupé une place d'honneur dans la politique de Nehru après l'indépendance. L'objectif était d'augmenter les capacités d'irrigation pour assurer la sécurité alimentaire (voir article sur la révolution verte) tout en fournissant une source non négligeable d'énergie à une Inde en développement. Les premières contestations des grands barrages sont nées dans les années 80. Un des plus grands projets controversés est celui de la Narmada, fleuve coulant d'est en ouest,  principalement dans l'état du Madhya Pradesh et du Gujarat. Le projet a été lancé par Nerhu et doit aboutir à la construction de plus de 30 barrages dont le plus gros (Sardar Sarovar) doit atteindre 130m de haut. Des conflits sont d'abord nés entre états, le Gujarat en aval bénéficiant de l'irrigation pour ses plaines et le Madhya Pradesh en amont devant faire face aux problèmes de terres immergées et de populations déplacées. Une association, la Narmada Bachao Andolan (NBA), s'est créé à la fin des années 80 pour essayer de limiter la hauteur de ces grands barrages et pour venir en aide aux populations locales. En 1992, suite à un rapport présenté à Washington par l'association, la banque mondiale qui s'était engagée sur 400 millions de dollars, crée une commission d'enquête  sur le projet et décide de se retirer. Les grands barrages ont des conséquences assez dramatiques pour les gens déplacés, qui perdent leurs habitations et toutes leurs racines. <br>En théorie il est prévu que ces gens soient indemnisés, mais en pratique ces gens ne savent même pas ce à quoi ils ont le droit. Parfois ils reçoivent quelque chose du gouvernement, mais n'osent pas contester le fait que c'est trop peu, de peur de ne rien avoir du tout. D'autre fois, c'est la corruption qui prend le dessus et les gens sont obligés de payer pour être inscrits sur les listes et avoir peut-être un jour la chance de toucher quelque chose. Les grands barrages privent en général les pauvres de leur terre et de leur eau pour bénéficier aux riches exploitants agricoles (pour l'irrigation) et aux classes moyennes des villes (pour l'electricité). Le développement national se fait à ce prix là en Inde et peu de choses sont faites pour faire changer cela. Le projet de 50000MW pour 2012 va entraîner de nouveaux déplacements de populations. L'état de l'Arunchal Pradesh au nord-est de l'inde, dans l'Himalaya, disposant de nombreuses rivières et de nombreux emplacements pour des barrages, voit là un moyen de s'enrichir en fournissant l'énergie dont le pays à besoin. Les conséquences sur les populations déplacées, le fait que la région est dans une zone à haut risque sismique et l'écosystème himalayen unique de cet endroit semblent peu entrer en considération dans les projets.<br><br>
Tout le monde est pour le développement des énergies propres en Inde, mais que faire quand ceci laisse de côté une bonne partie de la population. Certains suggèrent d'écouter Gandhi et de valoriser le local. La construction de petits barrages coûterait moins cher, éviterait le déplacement de milliers de gens, pourrait bénéficier directement aux locaux en terme d'électricité et d'irrigation, améliorerait les recharges de la nappe. Malheureusement à l'heure de la mondialisation et du développement des géants d'Asie, au moment où les grandes villes indiennes voient se développer des pôles d'activité internationale, l'Inde peut-elle se permettre de faire du local?

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quand l'eau devient polluée</b></div>
     <div>
      <font size=2> <br>En Inde la principale cause de mortalité infantile reste celle des maladies liées à l'eau. La qualité des ressources en eau s'est dégradée au cours des dernières décennies du fait d'une agriculture de plus en plus intensive et d'une urbanisation grandissante.
<br><br>
La pollution de l'eau peut être de 4 origines principales:
<br><br>
- pollution naturelle, liée à la présence dans les roches d'éléments minéraux toxiques comme l'arsenic (affecte essentiellement les eaux de nappes).
<br><br>
- pollution par les pesticides et fertilisants utilisés par l'agriculture (affecte les eaux de nappes et de surface).
<br><br>
- pollution par les industries ne disposant pas de systèmes de retraitement de leurs eaux de process (affecte principalement les eaux de surface).
<br><br>
- pollution par le rejet des eaux domestiques urbaines sans traitement préalable (affecte principalement les eaux de surface).
<br><br>
De nombreux fleuves et rivières en Inde sont pollués. L'eau est très souvent impropre à la consommation mais aussi à la baignade. La qualité des eaux de surface de certains fleuves est très préoccupante, et l'accroissement démographique et industriel risquent d'aggraver la situation dans les années à venir, si rien d'efficace n'est entrepris. 
<br><br>
L'eau de la Yamunâ qui s'écoule au pied du monument indien le plus connu, le Taj Mahal, est loin de refléter la splendeur de ce dernier. Ayant traversé la capitale une centaine de kilomètres en amont, c'est un fleuve "mort" qui arrive à Agra, il poursuit son cours pour se jeter quelques centaines de kilomètres en aval dans le Gange. L'eau de ce fleuve sacré est devenue un vrai paradoxe: une eau pure, mais sale. Des milliers d'hindous continuent de s'y baigner tous les jours pour purifier leur âme. 

 <br><br>

La cause principale de la pollution de ces deux fleuves est le rejet direct des eaux domestiques urbaines sans traitement. Ce type de pollution peut facilement être détecté en procédant à l'analyse de la Demande Biologique en Oxygène (DBO). Elle permet de calculer l'oxygène nécessaire aux micro-organismes vivants pour dégrader toute la matière organique présente dans le milieu naturel. En France, la valeur guide donnée pour la production d'eau potable indique que la DBO doit être inférieure à 3mg/l. Des analyses biologiques permettent également d'évaluer l'importance de ce type de pollution en comptant les coliformes totaux et fécaux. La survie dans l'environnement des coliformes fécaux est similaire à celle des bactéries pathogènes et leur densité est proportionnelle au degrés de  pollution produite par les matières fécales (déjections humaines et animales). 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'eau pour les pauvres</b></div>
     <div>
      <font size=2> <br>Le sujet de l'accès à l'eau pour tous est un sujet récurrent lors des campagnes électorales indiennes. La plupart des politiciens promettent de l'eau gratuite pour les pauvres. Mais les promesses sont loin d'être tenues. Les pauvres payent l'eau qu'ils consomment, et souvent bien plus cher que ceux qui ont les moyens, en comparaison de leurs salaires. Beaucoup de famille pauvres sont obligées de débourser 20% de leurs revenus (un ouvrier gagne en moyenne 100rps/jour) pour avoir accès a un point d'eau seulement quelques heures par jour, et ne garantissant pas une eau de qualité. Dans les bidonvilles, c'est la débrouille, certains habitants achètent de l'eau dans des bouteilles de 20l, d'autres sont dépendants de la mafia locale qui s'empare et contrôle les points d'eau du quartier,  certains se connectent illégalement sur les conduites d'eau, d'autres encore achètent de l'eau a ceux qui ont une connexion (souvent illégale d'ailleurs).<br><br>
Contrairement à ce que pensent les politiciens, beaucoup de familles pauvres sont prêtes à payer pour être connectée au réseau. 1500rps sont nécessaires pour une connexion individuelle. Malheureusement les démarches pour avoir une connexion n'aboutissent jamais. Les villes ne sont pas capables de fournir assez d'eau, donc elles restreignent le nombre de connections, notamment en ne répondant pas aux demandes des plus pauvres. En pratique, ceux qui désirent vraiment une connexion finissent par payer quelqu'un pour être relié au réseau illégalement.<br><br>
Les femmes indiennes, dans les villes comme dans les campagnes, sont les premières concernées par ces problèmes d'eau. Elles passent des heures à ces corvées d'eau, marchent pendant des kilomètres, perdent parfois la journée à attendre leur tour... Dans certains cas, les fillettes arrêtent l'école très tôt pour pouvoir aider aux corvées d'eau. Ces femmes indiennes savent qu'elles ont tout à gagner, finalement, en payant pour un service d'eau de qualité. Le temps économisé pourrait leur permettre d'augmenter les revenus familiaux et permettre à leurs filles d'avoir une meilleure éducation. Le temps est peut-être venu pour les politiciens d'arrêter les promesses utopiques et de se concentrer sur le développement de systèmes durables, peu coûteux d'alimentation en eau pour tous.

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'organisation du service public de l'eau en Inde</b></div>
     <div>
      <font size=2> <br>L'Inde est divisée en états fédéraux. Chaque état est responsable des services d'eau et d'assainissement en terme de développement des infrastructures et de gestion des réseaux. Les mairies sont en charge de la distribution de l'eau et la plupart du temps gère la perception des revenus. Pour les grandes villes les états ont créé des "statuary board", comme le Bangalore Water Supply and Sewerage Board (BWSSB), indépendants des mairies. Le but est de leur laisser, en théorie, une plus grande autonomie et une gestion plus facile de la distribution d'eau et du traitement des eaux usées. <br><br>
Le rôle principal du gouvernement central est de donner des directives politiques de gestion de l'eau au travers de 4 ministères: ministère des ressources en eau, ministère du développement urbain et de l'emploi, ministère des zones rurales et ministère de l'environnement. Le gouvernement central partage le pouvoir législatif avec les états fédéraux. Le cadre légal de l'eau est assez floue, par exemple, les eaux de surface sont sous contrôle central, tandis que les eaux souterraines sont liées à la propriété privée. <br><br>
Le système indien est caractérisé par une très forte décentralisation au niveau des états. La faiblesse du service publique de l'eau en Inde réside dans une mauvaise coordination entre tous les acteurs, et d'un manque d'argent pour financer les infrastructures. L'Inde a peut-être intérêt à laisser le secteur privée s'introduire. Cette question mérite réflexion car il faut s'assurer que les plus pauvres puissent toujours accéder à l'eau. De plus, les indiens ne sont pas tous prêts à accepter qu'on puisse faire des bénéfices avec un bien commun à tous comme l'eau.

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Sources : <br /> <br />       <br />
              <br />
              <br />
       http://eau-fait-en-inde.over-blog.com/<br />       <br />
       http://www.rinoceros.org/article.php3?id_article=583  <br />       <br />
       http://indiaonestop.com/Greenrevolution.htm <br />       <br />
       http://www.indiatogether.org/2004/aug/agr-morechem.htm <br />       <br />
       http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/inde/dossier.asp?ida=430958&p=1        <br />
                <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.couleur-indienne.net/La-problematique-de-l-eau-en-Inde_a300.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.couleur-indienne.net,2008:rss-1011768</guid>
   <title>L'eau en Inde</title>
   <pubDate>Fri, 15 Aug 2008 15:19:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Fabienne-Shanti DESJARDINS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géographie]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Pour parler des problèmes liés à l'eau, il faut tout d'abord savoir comment elle évolue géographiquement en Inde. Voici quelques lignes directrices.     <div><b>Géographie de l'Inde</b></div>
     <div>
      <font size=2> <br>Les ressources en eau disponibles dans une région donnée dépendent largement des précipitations annuelles du lieu. La quantité de pluie reçue est fortement liée à la géographie de l'endroit.
<br><br>
L'Inde présente une superficie de 3 267 283 km2 (6,5 fois la France). Elle peut être divisée en 7 grandes régions géographiques :<br><br>

-  L'Hymalaya et les montagnes du nord-est du pays,<br>

-  La plaine Indo-gangétique,<br>

-  Le désert du Thar,<br>

-  Les hauts plateaux du centre et le plateau du Deccan,<br>

-  La côte orientale comprenant les « Easterns Ghâts »,<br>

-  La côte occidentale comprenant les « Westerns Ghâts » plus importants et plus élevés que les easterns ghâts.<br>

-  Les mers et les îles.

 


     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le climat en Inde</b></div>
     <div>
      <font size=2> <br>Le climat en Inde est fortement influencé par la chaîne de l'Himalaya, et les mers environnantes. Les montagnes au nord, empêchent les vents froids d'Asie centrale de s'infiltrer dans le sous-continent, elles arrêtent également les pluies de la mousson venant du sud, entraînant d'importantes précipitations au pied de l'Himalaya et dans la plaine indo-gangétique. L'Inde étant une péninsule, elle est largement soumise aux vents venant de la mer (notamment la mousson) qui transportent d'importantes masses d'air humide. Il est assez difficile d'énoncer des généralités sur le climat indien du fait de la taille de la surface considérée. De manière générale, on peut distinguer 3 saisons dans presque toutes les régions:
<br><br>
  
-  la saison des pluies : elle commence début juin dans le sud-ouest et en juillet plus au nord. Elle se finit fin septembre, dans le nord et l'ouest et début novembre pour le sud-est (Tamil Nadu) (un article a venir expliquera plus en détail le phénomène de mousson). Pendant cette saison le climat est à dominance chaud et humide. 
<br><br>
  
-  la saison fraîche : la saison humide fait place à une saison sèche relativement fraîche (hiver indien) surtout dans le nord de l'Inde. Cette saison dure jusqu'à fin mars.
<br><br>
  
-  la saison chaude : de mars à juin les températures peuvent atteindre les 40°C. A partir de mai des orages de chaleur se développent.
<br>
<br>





     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les eaux de surface</b></div>
     <div>
      <font size=2> <br>Les principales rivières d'Inde peuvent être divisées en 3 catégories, en fonction des différents massifs où elles prennent leur source. Dans le nord de l'Inde les rivières sont issues des montagnes de l'Himalaya. Elles sont pérennes car elles proviennent essentiellement de la fonte des neiges. Dans le centre de l'Inde, les rivières prennent sources dans les massifs du Vindhya et du Satpura (Carte géographie de l'Inde). Au Sud, les rivières se forment dans les Ghâts occidentaux. Dans ces 2 dernières régions, les débits sont fortement dépendants de la pluviométrie lors de la mousson. Pendant la saison sèche les écoulements sont relativement faibles.<br>
Le territoire indien peut être divisé en bassins versants, 12 principaux (>20000Km2), 44 de tailles moyennes (20000>S>2000km2) et 55 petits (<2000km2). La quantité d'eau qui s'écoule chaque année dans les rivières indiennes représente un volume de 1645km3 (en lame d'eau: 503mm). Le plus grand bassin versant est celui du Gange-Brahmaputra Meghna. A lui seul, il draine plus de 60% du total des eaux de surface indiennes.



     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les réserves d'eaux souterraines</b></div>
     <div>
      <font size=2> <br />       <br />
       Dans un pays comme l'Inde, qui connaît une longue saison sèche, les eaux souterraines sont une ressource essentielle. Pendant la saison sèche, l'eau qui coule dans les rivières provient des nappes, elle constitue ce qu'on appelle le débit de base. La quantité d'eau souterraine utilisable* en Inde est estimée à 420km3 par an. 380km3 de ce volume alimente les débits de base des rivières.       <br />
       Avec  l'intensification de l'agriculture et l'amélioration des techniques de forage, l'Inde a vu naître en 30 ans, 2 à 3 millions de puits permettant d'extraire les eaux des nappes. On estime que sur l'ensemble de l'Inde seulement 30% de l'eau des nappes annuellement utilisable est réellement exploitée. Cependant les pluies étant inégalement réparties sur le territoire, la recharge des nappes est moindre dans certaines régions. D'autre part l'agriculture intensive est plus développée dans certains endroits. Par conséquent, certains états voient leurs niveaux de nappes diminuer de manière inquiétante. C'est le cas du Punjab, Haryana, Gujarat et Tamil Nadu.<br /><br />       <br />
              <br />
              <br />
       En Inde chaque propriétaire terrien est libre d'utiliser les eaux des nappes de son domaine. Il n'y a pas de législation pour l'exploitation des eaux souterraines. Ce phénomène de sur-exploitation, qui s'accompagne aussi de polution des nappes, va par conséquent continuer à se développer si aucune loi n'est mise en place.         <br />
              <br />
       <br /><br />       <br />
              <br />
              <br />
       *La quantité d'eau souterraine utilisable chaque année est égale à la recharge annuelle des nappes. La recharge des nappes dépend fortement des pluies de mousson. Sur la quantité totale de pluie qui précipite, une partie ruisselle, une partie s'évapore et est utilisée par les plantes (évapotranspiration), le reste s'infiltre jusqu'à la nappe.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.couleur-indienne.net/L-eau-en-Inde_a299.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.couleur-indienne.net,2008:rss-1011614</guid>
   <title>L'Indépendance de l'Inde</title>
   <pubDate>Fri, 15 Aug 2008 10:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Fabienne-Shanti DESJARDINS</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Histoire]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Il y a soixante et un ans, le 15 août 1947, l'Inde accédait à l'indépendance et devenait, avec 650 millions d'électeurs, la plus grande démocratie du monde. Mais cela ne s'est pas fait sans souffrance. 
     <div><b>Une idée d'indépendance née avec le siècle</b></div>
     <div>
      <font size=2> <br>En 1885 avait été créé un Congrès national indien à Bombay. Son but ? Aider le vice-roi des Indes à " déterminer les désirs réels du peuple " et à maintenir la <b>pax britannica</b>, l'hégémonie anglaise semblant représenter ce qu'il y avait de mieux pour le pays. 
<br><br>
Autonomie des pouvoirs locaux, liberté de la presse, tout semblait orienter le continent vers des réformes importantes. À partir des années 1900 et, sans doute, à cause des maladresses du nouveau vice-roi lord Curzon, le Congrès glisse de l'idée de réformes vers celle d'autonomie du pays. 

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une division entre hindouistes et musulmans</b></div>
     <div>
      <font size=2> <br>Des divisions apparaissent hélas au sein du Congrès. Les musulmans, très minoritaires dans le pays, ne supportent pas l'idée d'être dirigés par une majorité hindouiste. 
<br><br>
Dès 1906, ils créent une Ligue musulmane pour promouvoir l'idée de la partition administrative du pays. 
<br><br>
En 1909, ils obtiennent le " communalisme ", c'est-à-dire la division d'une nation pourtant unique en communautés autonomes distinctes, avec des représentations musulmanes séparées dans les différents conseils élus. 


     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'entre-deux-guerres</b></div>
     <div>
      <font size=2> <br>La Première Guerre mondiale n'a pas éteint les revendications nationalistes, bien au contraire, surtout pour les musulmans qui se perçoivent dans le camp des Turcs, donc des Allemands et des ennemis de l'Angleterre. 
<br><br>
Un "India Act "en 1919 dote l'Inde d'une Constitution, de gouvernements provinciaux et d'assemblées représentatives locales (distinguant encore musulmans et hindouistes). Ce n'est encore pas assez. 
<br><br>
En 1920, le Congrès définit un " programme d'indépendance à l'intérieur de l'Empire si possible, à l'extérieur si nécessaire ". L'avocat hindou Gandhi devient à cette époque le chef incontesté du mouvement indépendantiste. Prônant la non-violence et le retour aux artisanats traditionnels de l'Inde, il est arrêté, mais sa parole fait son chemin au-delà des murs des prisons anglaises. 

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les espoirs s'envolent</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.couleur-indienne.net/photo/1011614-1268277.jpg" alt="L'Indépendance de l'Inde" title="L'Indépendance de l'Inde" />
     </div>
     <div>
      <font size=2> <br>Nehru devient président du Congrès en 1929. Gandhi, libéré, a de plus en plus d'audience. Un compromis semble possible avec les Anglais au début des années 1930, mais le refus des musulmans de toute solution démocratique le met en échec. 
<br><br>
Les pourparlers n'aboutissent qu'à l'attribution d'une nouvelle Constitution et d'un statut faisant de l'Inde une " fédération d'Etats ". Protestation de la Ligue musulmane, qui réclame en 1940 la création d'un État purement musulman, le Pakistan, au nord du pays. 

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Seconde Guerre mondiale</b></div>
     <div>
      <font size=2> <br>Le Congrès tente d'utiliser la Seconde Guerre mondiale comme un outil de plus pour parvenir à l'indépendance : soutien à la guerre contre accès à l'autonomie. 
<br><br>
Après d'incessants pourparlers, l'Angleterre promet en 1942, en échange d'une coopération à l'effort de guerre britannique, un statut de dominion (comme l'Australie ou le Canada)&#8230; donné après guerre. Une proposition rejetée aussi bien par la Ligue musulmane que par le Congrès, qui fait bloquer toute livraison à l'Angleterre. 
<br><br>
Riposte immédiate : tous les dirigeants du Congrès sont arrêtés le lendemain, 60 000 opposants dans les six mois qui suivent. 


     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers une liberté&#8230; partagée</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.couleur-indienne.net/photo/1011614-1268279.jpg" alt="L'Indépendance de l'Inde" title="L'Indépendance de l'Inde" />
     </div>
     <div>
      <font size=2> <br>En 1945, le vice-roi est chargé de réaliser l'accès à l'autonomie de l'Inde. Un gouvernement provisoire est mis en place fin 1946, mais la Ligue musulmane, qui réclame la participation du pays, refuse d'y participer et déclenche le Direct Action Day, une journée qui se solde à Calcutta par d'effroyables massacres d'hindouistes par les musulmans : 5 000 morts, 15 000 blessés. Et la scène se reproduit dans d'autres villes, des régions entières se retrouvent dans un état proche de la guerre civile. 
<br><br>
Arrivé en mars 1947 en Inde, le nouveau vice-roi, lord Mountbatten, considère qu'il y a urgence : il va réaliser l'autonomie de l'Inde en moins de cinq mois alors qu'il était venu pour la constituer en cinq ans. 
<br><br>
Il va convaincre Gandhi et Nehru d'accepter la partition du pays et la création du Pakistan. C'est un géographe et juriste anglais, sir Radcliff, isolé dans un bureau à l'écart des pressions, qui va dessiner les frontières séparant les deux nouveaux États, à partir des rapports des administrateurs sur la composition (majorité musulmane ou non) de chaque village. 

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un accouchement de l'Indépendance dans la douleur</b></div>
     <div>
      <font size=2> <br>Le 15 août 1947, l'indépendance est proclamée. Mais pas dans le calme. Commence en effet un incroyable chassé-croisé de populations, les hindouistes du nord quittant le Pakistan pour l'Inde par peur des massacres musulmans, les musulmans de l'Inde montant vers le nord par crainte des représailles hindouistes : dix à quinze millions de personnes vont chercher refuge, dans un sens ou dans l'autre, de l'autre côté de la nouvelle frontière, et les affrontements en cours de route vont faire plus de 250 000 morts. 
<br><br>
Une semaine sanglante magistralement décrite dans l'ouvrage de Dominique Lapierre et Larry Collins, "Cette nuit la liberté". Une liberté chèrement acquise. Le film "1947, Earth,  de Deepa Mehta, (qui fait partie de la trilogie des éléments), raconte aussi très bien tout ça.


     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Sources :        <br />
       <br /><br />       <br />
       "Petite histoire de l'Inde",Alexandre Astier, (éditions Eyrolles), un très bon ouvrage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.couleur-indienne.net/photo/imagette-1011614-1268277.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.couleur-indienne.net/L-Independance-de-l-Inde_a298.html</link>
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